Coupe du Monde 2026 : comment l'Espagne veut battre l'Argentine de Messi
Avant la finale du 19 juillet, l'Espagne s'appuie sur la meilleure défense et une connaissance intime de Messi pour battre l'Argentine.

À la veille de la finale de la Coupe du Monde 2026, le 19 juillet au MetLife Stadium, l'Espagne aborde son duel avec l'Argentine et Lionel Messi avec un argument de poids : la meilleure défense du tournoi.
Une muraille défensive presque inviolée
Sur ses sept premiers matchs du Mondial, l'Espagne n'a encaissé qu'un seul but :
- Phase de groupes : 0-0 face au Cap-Vert, 4-0 contre l'Arabie saoudite, 1-0 face à l'Uruguay
- 32es de finale : 3-0 contre l'Autriche
- 8es de finale : 1-0 contre le Portugal
- Quarts de finale : 2-1 contre la Belgique
- Demi-finale : 2-0 contre la France
- Bilan : 6 clean sheets et un seul but encaissé en 7 matchs
Le plan de Luis de la Fuente : possession et double pivot
Le sélectionneur Luis de la Fuente a bâti cette solidité autour d'un double pivot composé de Rodri et Fabián Ruiz, chargé de couper les circuits de passes argentins avant qu'ils n'atteignent Messi. Devant eux, Dani Olmo, Álex Baena et Lamine Yamal sont autant sollicités pour presser que pour construire, dans une équipe qui affiche la possession moyenne la plus élevée du tournoi (environ 58 %).
Le dossier Messi : un adversaire que l'Espagne connaît par cœur
Auteur de 8 buts, meilleur total du tournoi à égalité avec Kylian Mbappé, Messi représente le danger numéro un pour la défense espagnole. Mais plusieurs cadres de la Roja le côtoient au quotidien au FC Barcelone, où évoluent notamment Lamine Yamal, présenté comme son héritier au club, et Dani Olmo. Cette proximité nourrit l'idée que l'Espagne aborde cette finale avec une connaissance intime des habitudes et des appels de profondeur du numéro 10 argentin.
La réponse argentine : un parcours plus mouvementé
Sous les ordres de Lionel Scaloni, l'Argentine a construit son jeu autour de Leandro Paredes en sentinelle, épaulé par Alexis Mac Allister, Enzo Fernández et Rodrigo De Paul (environ 55 % de possession de moyenne). L'Albiceleste a davantage souffert en phase à élimination directe, concédant 7 buts en 7 matchs, mais a montré un caractère certain en renversant l'Angleterre en demi-finale grâce à deux buts inscrits dans le money time.
Rendez-vous le 19 juillet
Espagne et Argentine s'affrontent le 19 juillet à 19h00 GMT au MetLife Stadium d'East Rutherford pour un 13e sacre mondial. Face à la meilleure attaque individuelle du tournoi incarnée par Messi, la meilleure défense collective du Mondial devra passer son examen le plus exigeant.

