Après Balogun et Olise, le Maroc va-t-il réclamer un geste à la FIFA ?
Après la décision de la FIFA sur Balogun et la demande française pour Olise, la question se pose : le Maroc va-t-il tenter la même démarche pour protéger cinq joueurs menacés de suspension avant d'affronter la France ?

La FIFA a ouvert la porte à une vive polémique sur les sanctions disciplinaires de la Coupe du Monde 2026, après sa décision controversée de suspendre l'exclusion automatique de l'Américain Folarin Balogun, expulsé face à la Bosnie-Herzégovine, lui permettant d'affronter la Belgique normalement.
Cette décision a provoqué de vives protestations de la Fédération belge et de l'UEFA, qui l'ont qualifiée de « menace pour l'intégrité de la compétition » et craignent qu'elle n'ouvre la voie à des recours disciplinaires dangereux pendant le tournoi.
La France n'a pas tardé à s'engouffrer dans la brèche : sa fédération a officiellement demandé à la FIFA d'annuler le carton jaune reçu par Michael Olise à la 90e minute de la victoire 1-0 contre le Paraguay, estimant que le contact avec le défenseur paraguayen ne justifiait pas un avertissement — l'objectif étant d'éviter à Olise le risque d'une suspension en demi-finale s'il était de nouveau averti face au Maroc.
Dans ce contexte de « chaos FIFA », une question se pose : la Fédération Royale Marocaine de Football va-t-elle réagir de la même manière pour défendre ses propres joueurs menacés, avant que le Maroc n'affronte les Coqs en quart de finale ?
Cinq joueurs marocains portent un carton jaune et risquent de manquer la demi-finale s'ils sont de nouveau avertis face à la France : Issa Diop, Redouane Halhal, Azzedine Ounahi, Bilal El Khannouss et Achraf Hakimi.
Mais la règle est claire : les avertissements ne sont effacés qu'à l'issue de l'intégralité du tour des quarts de finale, et non avant le match Maroc-France. Tout nouveau carton restera donc inscrit et comptera directement pour la demi-finale en cas de qualification des Lions de l'Atlas.

